Interview de Lucas De Laporte Président de la FSDL Aquitaine

isabelle saleck, le 10 décembre 2015

de Laporte Lucas (1)Petit historique de la FSDL Aquitaine.

La FSDL Aquitaine (FSDL A) s’est longtemps résumée à la FSDL Lot et Garonne, terre syndicale riche et fertile. Il n’y a que peu de temps que l’adresse est passée en périphérie de Bordeaux, pourtant capitale de région.

Contexte démographique géographique de la région.

A ce jour, l’Aquitaine compte 5 départements, Gironde (33), Lot et Garonne (47), Landes (40), Dordogne (24) et Pyrénées Atlantiques (64). La démographe professionnelle est très hétéroclite : le 64 est bien peuplé mais souffre de la concurrence espagnole, le Lot-et-Garonne voit des zones se désertifier… Notre rattachement futur avec le Limousin et le Poitou Charente va rendre plus régulier ces soucis d’exercice en zone rurale.
Pour autant la FSDL Aquitaine est très dynamique et le nombre d’adhérents sans cesse en croissance

Depuis quand es tu président ? Qu’est ce qui t’a motivé à prendre ce poste ?

Je suis président de la FSDL Aquitaine depuis janvier 2015
Il fallait rajeunir les cadres, et le fait que le président historique, Alain Panchéri, a sans doute vu en moi quelqu’un d’aussi dynamique que lui pour lui succéder.

Quel a été pour toi l’élément déclencheur pour adhérer à la FSDL puis également pour aller plus loin et devenir président ?

Je ne dirais pas qu’il y a un élément plus qu’un autre. Ma famille a une tradition militante, mes parents se sont, pour ainsi dire, rencontrés sur une barricade au début des années 70, mon père, mon frère font de la politique, j’ai déjà été président d’associations. Monter des projets ne me fait pas peur.

Comment as tu créé ton équipe ?

Elle s’est crée d’elle même avec les autres «jeunes » qui entraient petit à petit au sein de la FSDL. De plus, nous avions besoin de Bordelais pour développer notre antenne girondine, qui représente avec les Pyrénées Atlantiques le plus gros vivier potentiel d’adhérents.

Comment fais tu pour capter des adhérents ?

Nous tachons d’être présents en tant que locaux sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter. Nous communiquons aussi régulièrement par mailing-liste pour informer les praticiens de l’actualité politique concernant la profession.
Lorsque nous faisons une réunion d’information, quelque soit le sujet, nous convions, bien évidemment, tous les praticiens d’un département, même les non adhérents. Ca en fait des timbres !! Mais au final, il y a toujours des praticiens, surtout ces derniers temps où l’actualité est chaude concernant la profession, qui viennent chercher des réponses et qui comprennent la nécessité d’adhérer.

Au niveau local :Avez vous aidé des praticiens ? Dans quels domaines ?

Cette année nous avons conseillé deux praticiennes qui étaient ennuyées par des patients revendicatifs. Nous leur avons permis de ne pas s’emballer et de répondre de manière posée sans que quoi que ce soit puisse leur être reproché par la suite. À ce jour, les deux n’ont plus de nouvelle des patients.

Quelles actions as tu menées en 2014 et 2015 ?

Nous avons surtout animé de nombreuses soirées d’information sur les réseaux de soins et sur la loi de santé.
Les praticiens sont très demandeurs d’informations sur ces sujets qui les inquiètent énormément.

Quels sont les projets pour 2016 ?

Bonne question, car une fois qu’on a le pouvoir, il faut le garder ET en faire quelque chose !

Nous continuons nos soirée informations sur les réseaux de soins et la loi de santé. Il est important qu’une majorité de consœur et confrères saisissent l’importance de ce qui se joue en ce moment. Nous allons, également, assister quelques confrères qui sont victimes de détournements.

Néanmoins, il faut rester motivé car nous vivons quelques échecs de recrutement pour nos actions. C’est ce que je disais à mon équipe : bienvenue dans le militantisme, vous verrez, la plupart du temps nos actions ne fonctionneront pas ou ne seront pas suivies, mais c’est pour les quelques fois où ça fonctionne qu’on fait tout ça.

Nous avons découvert ces derniers mois la joie de monter une liste pour les URPS, en incluant les régions que nous ne connaissons que peu. C’était très intéressant car il était hors de question de faire une liste uniquement bordelaise, voire même aquitaine !


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