L’URPS des chirurgiens dentistes d’Auvergne Rhône-Alpes

patrick solera, le 14 décembre 2016

suspend sa participation aux réunions de l’Agence Régionale de Santé

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            L’Union Régionale des Professionnels de Santé des Chirurgiens Dentistes d’Auvergne Rhône-Alpes suspend sa participation aux réunions de l’Agence Régionale de Santé de notre région.

Malgré le désastre sanitaire consécutif à la mise en liquidation judiciaire des centres dentaires Dentexia qui laisse plus de 3 000 patients en souffrance,

Malgré les alertes dénonçant les dérives mercantiles adressées aux autorités sanitaires par les instances professionnelles depuis des années,

Malgré les nombreuses réunions de travail auxquelles l’URPS a participé pour faciliter la reprise des traitements dentaires par les chirurgiens dentistes libéraux,

Nous constatons que d’autres centres similaires se créent, utilisant les mêmes pratiques et fonctionnant selon le même mode de gestion. Ces centres n’étant pas soumis aux obligations du Code de la santé publique et du Code de déontologie, de nouveaux patients subiront les mêmes conséquences. De nouvelles plaintes ont d’ailleurs déjà été déposées.

Les ARS doivent pouvoir disposer des moyens légaux pour encadrer la création et l’activité de ces centres de santé dentaire à bas cout. A cette fin, nous avons proposé des amendements législatifs lors de nos nombreuses rencontres avec l’ARS, l’IGAS et le Ministère de la Santé, dans l’intérêt des patients.

Bien que parfaitement informé des conséquences de ces dérives, le gouvernement n’a pas pris la mesure de ce scandale sanitaire. Il n’a pas profité du débat parlementaire pour légiférer afin de mettre un terme à la marchandisation de la santé en empêchant les affairistes de se cacher derrière des centres de soins à but non lucratif. Dans ce cadre, le Ministère de la Santé et le gouvernement engagent leur responsabilité vis-à-vis des patients.

Pourtant, le gouvernement a su faire voter en urgence un décret imposant un règlement arbitral qui, à défaut d’accord conventionnel, imposerait un cadre financier applicable aux tarifs de prothèse !

Fortement attachée au respect d’un dialogue social constructif, notre URPS ne saurait cautionner cette situation.

Considérant que c’est la qualité des soins bucco-dentaires qui est en jeu, nous avons décidé de suspendre notre participation aux réunions avec l’ARS.

Nous continuerons cependant à conseiller les praticiens qui prendront en charge les nombreux patients floués par les centres Dentexia.

 


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